Durant l’année 2011, j’eu la chance de partir en stage à Los Angeles sous les ailes de Scott Barry, jeune designer graphique californien. À ses côtés je découvris une nouvelle façon d’envisager le design. Un système basé non seulement sur l’offre et la demande, mais frôlant les sphères de l’art et de la philosophie. Ainsi, Scott et son compère Neil Doshi imaginaient leur métier de designer graphique comme un parcours semé d’embûches, de découvertes et de nombreuses rencontres. Leur plan : monter de toutes pièces un studio évolutif en usant de matériaux d’inspiration et de provenance locale. Ce studio aurait une durée de vie limitée à 5 ans durant lesquelles ils apprendraient à se contenter des ressources qui les entourent, offriraient leurs savoirs et leurs expériences à la population environnante et devraient tenir les comptes de leur dépenses pour mener au mieux cette aventure.

 

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Les années 60, sa substance, ses démarches artistiques qui s’opposent soudain aux normes conventionnellement admises, sont autant de raisons pour s’intéresser aux oeuvres produites à cette époque. Les jeunes artistes, qu’ils soient auteurs, plasticiens ou encore cinéastes, cherchent à s’émanciper des institutions traditionnelles. Ils se placent dans une position critique et marginale. La « Nouvelle Gauche » à la tête des mouvements de contestation est liée à un ensemble d’aspirations optimistes avec un accent plus grand que leur prédécesseurs sur la dimension individualiste. Ainsi, la préoccupation des années 60 n’est pas tant de faire de l’art politique que de faire politiquement de l’art.

Dans le champs du cinéma, Jean Luc Godard suit de près cette tendance. Lorsqu’il rédige en 1970 le manifeste « What is to be done ? » pour la revue Afterimage, il affirme :

1. Il faut faire des films politiques.
2. Il faut faire politiquement des films.
3. 1 et 2 sont antagonistes, et appartiennent à deux conceptions du monde opposées.
4. 1 appartient à la conception idéaliste et métaphysique du monde.
5. 2 appartient à la conception marxiste et dialectique du monde.

 


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Suite des collections de livres piochés dans les bibliothèques de Devalence. Après les suisses, ein Dutch Graphic Design. J’avais déjà consacré un post au sujet des avant-gardes, de leurs lettres à entêtes, de leurs cartes de visites. Encore une fois, je m’intéresse à ce style qui a tant influencé au cours des décennies qui suivent leur consécration.

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Ayant terminé mon stage chez Devalence, j’en ai profité avant de partir pour photocopier quelques uns des trésors éditoriaux qui reposent sur leurs étagères.
Voici pour commencer quelques pages sélectionnées de Swiss Graphic Design, The origins and growth of an International Style. On a beau voir et revoir ce genre de graphisme, on ne s’en lasse pas.

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Hier, en attendant l’avant-première de WRONG au Ciné-Cité des Halles, je passai faire un tour à Beaubourg. Ne sachant qu’aller voir, je pris simplement une place pour les collections permanentes. J’eu l’heureuse surprise de découvrir dans la galerie d’art graphique une exposition sur l’architecture italienne entre 65 et 85. Grande fan du genre, je passai une heure à observer les dessins ultra-stylisés de G.R.A.U., les photomontages de Roberto Fontana, les meubles géométriques d’Aldo Rossi, la collection des revues CONTROSPAZIO aux jolies encres pantone… (Lire la suite…)

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En tout, ils sont neuf bâtiments conçus par Site Inc. pour les supermarchés BEST aux Etats-Unis. Ces entrepôts, relevant de l’allégorie architecturale, donnent l’impression d’une structure en état d’hésitation et d’instabilité. En s’engageant dans ce projet, Site Inc. offre une ambiguité visuelle entre routine des courses ménagères et expérience aux limites du land art.

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Catharine Beecher fut l’une des premières designers fonctionnalistes. Elle conçut des objets tels la planche à découper dont l’utilisation quotidienne, efficace et pratique permirent aux ménagères, dès le milieu du 19e siècle, d’épargner un temps précieux. Ainsi, en 1841, elle publie A Treatise on Domestic Economy for the Use of Young Ladies at Home and at School où elle fait des aller-retour incessants entre le lieu de travail (l’usine) et l’habitation. Elle créée de cette façon une organisation ménagère qui s’inspire de celle des usines Ford.

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S, M, L, XL réalisé conjointement par Rem Koolhaas, considéré par beaucoup comme le plus avant-gardiste architecte de la planète, et Bruce Mau, graphiste canadien à la tête du studio Bruce Mau design, est souvent cité comme LE livre qui lie les champs de l’architecture et de la conception éditoriale. La raison principale en est qu’on puisse lire sur la couverture : S, M, L, XL par « Rem Koolhaas et Bruce Mau ».

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Avant que Roger Excoffon en devienne le directeur artistique, la Fonderie Olive est avant tout une histoire de famille. En effet, la fonderie signe alors ses annonces publicitaires : Fonderie Olive, 5 générations au service de l’imprimerie.

Après la seconde guerre mondiale, trois fonderies détiennent la majeure partie du marché en France: Deberny & Peingnot et la Fonderie typographique française, toute deux basées à Paris, et la Fonderie Olive à Marseille. (Lire la suite…)

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L’autre jour je découvrais une exposition éblouissante : Histoire de voir, Show and tell à la Fondation Cartier. Tant par le sujet traité, l’art « primitif », que dans la mise en forme de son contenu, je ressortis de cette exposition des étoiles pleins les yeux et prise d’une grande envie de peindre de petits motifs sur des formats gigantesques. Tout au long de l’exposition, les meubles en zigzags, les supports triangulaires imbriqués dans des cylindres aux motifs léopards ainsi que l’utilisation compulsives de carrelages en céramique nacrés sur les deux étages de la fondation ne laissaient pas de doute : le style Memphis était omniprésent. En lisant le programme de l’exposition, j’ai la confirmation : la scénographie est signée du fameux collectif italien.

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